José Bové prisonnier politique
jeudi 28 août 2008, par Sarah Trichet-AllaireUne peine de 8 mois de prison ferme et 4 ans de privation des droits civiques ont été requis mercredi à Bordeaux à l’encontre de José Bové, poursuivi avec 11 autres militants devant le tribunal correctionnel pour une action anti-OGM menée en 2006 en Gironde.
A l’époque Marc Giblet était arrivé au volant d’un 4X4 avant de faire feu dans la direction d’une passerelle du silo sur laquelle se trouvaient plusieurs militants qui venaient de déployer une banderole certainement très dangereuse pour sa vie… ? Mécontent il avait ensuite éperonné plusieurs véhicules des faucheurs…
Le représentant du ministère public a estimé que l’on pouvait "envisager la thèse de la légitime défense" pour expliquer le tir de Marc Giblet, l’exploitant agricole chez qui l’action avait été menée.
Les Jeunes Verts s’insurgent de l’utilisation faites de l’expression "légitime défense" : La "vie" des OGM serait-elle mieux protégée que la vie humaine et notre environnement ?
L’agriculteur aurait donc le droit de défendre par les armes du maïs OGM illégalement cultivés certainement plus important que la vie des militants ? Légitime défense ? Il est clair que cette parodie de justice n’est qu’un écran de fumée servant à masquer un système politique injuste, voire volontairement humiliant à plusieurs reprises.
Le Rassemblement des Ecologistes ferait il peur ?
Face à cette peine incroyablement lourde requise à l’encontre de José Bové, nous nous souvenons tous de l’exemple d’Alain Juppé dont la faible condamnation lui permettait heureusement de se présenter aux dernières élections municipales à Bordeaux.
Les planteurs d’OGM ont ils peur des écologistes pour s’armer ainsi de leurs fusils et 4X4 et réclamer l’aide d’une justice partiale pour éliminer les géneurs ?
Nous sommes en face d’un acharnement politique s’attaquant principalement aux militants en utilisant la peur des représailles judiciaires pour affaiblir toute forme de militantisme. Fichier Edwidge, acharnement contre les militants, fichage ADN…
Alors que le rassemblement des écologistes a fait un grand pas en avant lors des journées d’été des Verts à Toulouse, on s’attaque scandalement à l’une de ses figures emblématiques, l’empéchant outrageusement de présenter aux élections européennes.
Pour les Jeunes Verts, la thèse de la simple coïncidence ne tient pas. Une volonté existe bel et bien de casser le mouvement populaire que représente symboliquement José Bové. Cette volonté, venant du gouvernement et des firmes semencières est inacceptable et doit être combattue.
Le jugement est mis en délibéré au 22 octobre soit un an après les conclusions du Grenelle.
Si la condamnation venait à être confirmée, elle ferait de José Bové un prisonnier politique.
Drôle d’anniversaire pour le Grenelle et triste nouvelle pour le "pays des droits de l’Homme".
contacts :
Rémi Guerber : 06 74 62 52 23 (secrétaire fédéral)
Cyrielle Chatelain : 06 82 72 01 51 (secrétaire fédéral)

