Je m’excuse d’avance de ne pas partager entièrement le pessimisme écologique de tout ce joli petit monde. Cela tient sans doute à mon expérience regénérante du Vélib‘ hier. Plus exactement, j’ai envie de partager avec vous mon enthousiasme débordant. Comme le dit Al Gore dans son magnifique opuscule qui a précédé le film “Une vérité qui dérange“: il n’existe qu’un histogramme chinois pour “danger” et “opportunité”. On peut comprendre que les altermondialistes et les objecteurs de croissance cherchent une tribune pour s’exprimer.

Nous-même, aux Jeunes Verts de Sciences Po, ne manquerons pas de nous faire entendre pendant ce temps fort de l’écologie. La façon dont se positionnera l’écologie politique à ce moment précis, en simple dénonciatrice de l’hypocrisie ou en constructrice d’avenir, déterminera le capital de confiance, et non simplement de sympathie, dont nous bénéficierons. La posture radicale est une impasse. Le projet radical porté par des gens raisonnables et ouverts, à un moment où nos alliés objectifs se multiplient, c’est un boulevard ! Hélène Flautre, député Verte européenne, a raison de croire que “nous avons les pieds dans la bonne glaise”