1) Quoi qu'il en soit, la réforme de la PAC, au 2013 au plus tard, la réforme de la PAC aura lieu. Il est impensable de continuer à dépenser près de la moitié du budget européen pour financer un mode de production agricole intensif, productiviste, passéiste et ravageur pour les pays du Sud. Il n'y a que la France de Chirac, Gaymard, Sarkozy et Bayrou pour croire le contraire : aucun de nos partenaires n'entend laisser les choses en l'état. C'est pourquoi il faut anticiper la réforme en organisant au niveau national dès cette année une répartition des subventions sur des critères de protection de la santé des consommateurs, de l'environnement et de l'emploi. Cette mesure, relayée par une réglementation adaptée, permettra de réduire de façon drastique l'usage des engrais chimiques et des pesticides, tout en permettant de dégager les marges de manoeuvre pour financer la recherche sur les alternatives possibles.

2)La souveraineté alimentaire est un droit : cessons de subventionner des exportations qui étouffent les paysanneries des pays du Sud. Interdisons les essais en cultures d'OGM en plein champ (non par un simple moratoire, comme le préconise du bout des lèvres notre ami moustachu, mais par des mesures exemplaires), et imposons un arrêt effectif de toutes les importations d'OGM. Cette mesure est soutenue par 68,3% des personnes interrogées.

3) Le monde est fini, globalisé? Relocalisons l'agriculture par le soutien aux circuits courts (AMAP)! Notre objectif est un minimum de 15% de notre agriculture en bio d'ici 2012, mais c'est tout le monde rural que l'on doit aider à nourir la population (plus qu'à lui permettre de rouler en bagnole) de manière saine et équilibrée, en repeuplant nos campagnes de personnes heureuses d'y vivre et correctement rémunérées! Le lien ville-campagne est un des atouts du "modèle français". Les américains sont toujours étonnés lorsqu'ils voient par le hublot de leur avion à destination de Charles de Gaulle des champs à quelques encablures des aires urbaines. Rien qu'une petite parcelle de bonheur!

PS : pendant que je rédigeais ce billet, un "cookie" s'est ouvert de manière impromptue: c'était une PUB pour le Mc Do. Il nous reste beaucoup de chemin à parcourir pour gagner le combat contre la malbouffe!