Parlement européen, Strasbourg, 8 juin 2005] Intervention de Daniel Cohn-Bendit (les Verts) sur la préparation du Conseil européen des 16 et 17 juin 2005



"Aujourd'hui, tout le monde a envie d'exprimer quelques vérités. Nous, les Verts, avions proposé un référendum européen le même jour dans les 25 pays de l'Union mais le Parlement et le Conseil ont refusé par lâcheté nationale.

"Concernant les perspectives financières, les gouvernements de l'Union n'ont toujours pas compris que pour agir il faut donner à l'Union les moyens de le faire. Ce compromis ne donne pas les moyens d'agir, soit nous avons un budget suffisant soit nous ne pourrons rien promettre aux citoyens européens.

"Soyons clairs, en France et au Pays-Bas, nous avons perdu mais nos défaites d'aujourd'hui pourront devenir nos victoires si nous nous montrons à la hauteur.

"Nous voulons une convention qui comprenne le Comité des Affaires Sociales, le Comité des Régions, le Parlement, le Conseil, la Commission, les Parlements nationaux et la société civile afin de remettre en cause les politiques sociales et économiques de l'UE .

"Il faut ouvrir la boîte noire du Conseil. Ouvrez les débats, les Européens en ont assez des informations cachées derrière des portes fermées. Nous voulons savoir quels sont les problèmes qu'affronte le Conseil. Nous voulons des débats publics et transparents.

"Nous admettons que cette crise constitue une chance. Oui à l'OMC mais il est important d'y intégrer les critères du BIT afin de faire respecter le droit démocratique à l'échelle mondiale et si la Chine n'est pas prête à respecter ces règles, alors l'OMC doit se passer de la Chine.

"Oui, nous avons perdu le référendum en France, mais je ne veux plus perdre et ne veux plus entendre mentir notamment sur les questions de budget européen.

"Il faut dire aux Européens que l'Europe est plus importante que les propositions mesquines que font les Etats membres".

Daniel Cohn-Bendit, les Verts au Parlement européen

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