Merci de ne pas vendre d'armes à la Chine
21 04 2005La complicité française à l'égard de la Chine, contre l'avis du Parlement européen et au péril des Taïwanais et des Américains doit cesser. Il ne faut pas vendre d'armes à la Chine, il ne faut pas vendre son âme ou ses intérêts fondamentaux pour un plat de lentilles.
En plaidant pour la fin de l'embargo européen sur les ventes d'armes, Jean-Pierre Raffarin a aujourd'hui continué à porter une position française embarrassante et irresponsable. Nombre de pays européens contestent la remise en question de cet embargo. Le Parlement européen s'est fait le porte-voix, il y a quelques jours, du bon sens et de l'intelligence la plus élémentaire en rappelant qu'il ne convenait pas de revenir sur cet embargo. La Chine en effet, vient de voter une loi autorisant le conflit armé avec Taïwan, pour mettre la pression au rattachement sur l'île. Elle autorise aujourd'hui avec une complicité dont n'ont bénéficié ni les étudiants de Tien An Men, ni les tibétains et les autres minorités nationales, ni les travailleurs ou paysans mécontents, des manifestations anti-japonaises qui n'arrangent pas les affaires de la région. La nécessaire reconnaissance par le Japon de ses propres crimes de guerre n'y paraît pas jouer un grand rôle.
Pourquoi la France a-t-elle besoin de remettre en cause cet embargo, risquant la sécurité d'une démocratie (Taïwan) et de nos alliés dans la région (les Etats-Unis, engagés dans la défense de l'île) en acceptant d'importants transferts de technologies vers un régime corrompu et criminel? Nous avions déjà reçu à l'Assemblée Nationale le Président chinois, au mépris des dissidents qui souffrent dans les camps (les laogaï) et des citoyens qui se battent pour une Chine démocratique. Aujoud'hui, il faut en finir avec le cynisme et le clientélisme à l'égard des industriels de la défense et des créanciers de l'Etat, Dassault en tête, et enfin avoir une ambition différente pour notre pays que d'être à la solde de régimes comme celui de Pékin, et assumer le bon sens le plus élémentaire en diplomatie.
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