La confiscation de la transition politique par le fils d’Eyadéma ne fait qu’ajouter le Togo au triste inventaire des pays africains dont le gouvernement est usurpé par des fils de—. Les regrets si peu critiques du Président Chirac constituent une raison supplémentaire de se désoler : l’ « ami personnel » du Président avait du sang sur les mains, et au bilan plus de trente années de règne sans partage ni pluralisme, dans le non-droit et la corruption généralisée.

Les premières déclarations lénifiantes d’ Eyadéma Junior sur la poursuite de l’œuvre « démocratique » de son père ne doivent susciter aucune illusion.

Il appartient maintenant aux divers états, au premier rang desquels, la France, ainsi qu’aux bailleurs de fonds et partenaires du Nord (Union Européenne,…) ainsi qu’à l’O.N.U., et enfin à l’Union Africaine et aux états africains démocratiques de mettre tous les moyens possibles en œuvre pour permettre, enfin et dans un avenir le plus proche possible, aux Togolais de décider.

Ainsi le monde pourra-t-il mesurer par la même occasion l’ampleur de la détermination démocratique du nouvel autocrate de Lomé.