Paris, le 24 mars 2008. 

Poste vacant ! 

     Il semble que Mme Rachida Dati et ses collègues Mme Michèle Alliot-Marie, Mme Christine Lagarde, M. Brice Hortefeux, M. Hervé Morin, Mme Roselyne Bachelot-Narquin et M. Eric Woerth  n’arrivent pas à trouver un-e- candidat-e- présentable – à leurs yeux – pour la fonction de contrôleur  général des lieux de privation de liberté, et cela 5 mois après le vote de  la loi.  

Il faut les aider. 

   Vous pouvez envoyer un cv avec une lettre de motivation à l’adresse suivante en indiquant vos prétentions (soyez raisonnable, on a besoin de vous) : rachida.dati@justice.gouv.fr 

   Prenez aussi contact avec les présidents des commissions des lois de l’Assemblée nationale et du Sénat car ils auront leur mot à dire : jean-luc.warsmann@wanadoo.fr et  jj.hest@senat.fr 

    Attention : vous devez ne pas avoir fait l’objet d’une condamnation, incapacité ou déchéance mentionnée au bulletin n°2 du casier judiciaire. Désolé, nous n’y sommes pour rien,  c’est l’article 1 du décret du 12 mars 2008.  

   Par ailleurs, votre candidature sera jugée à l’aune de vos « compétences » et de vos « connaissances professionnelles »,  sans plus de précisions (art.  2 de la loi du 30 octobre 2007).  

   Enfin, la fonction est incompatible avec tout autre emploi public, toute activité professionnelle et tout mandat électif (Art. 2). Eh oui, contrairement à « Ministre de la République », la fonction de contrôleur général n’est pas à temps partiel. Il vous faudra donc renoncer à vos éventuelles fonctions de maire, de conseiller général, de conseiller municipal, etc.

  

   Et c’est très bien ainsi. 

  Si vous ne pouvez ou ne voulez  pas être vous-même candidat-e-, il vous reste à faire part de votre colère à qui de droit devant une telle incapacité du Gouvernement à mettre en pratique une loi, votée par le Parlement, afin que la France puisse respecter ses engagements internationaux en la matière.

Club « DES Maintenant en Europe »