Les Jeunes Verts Paris Île-de-France s'inquiètent du zèle répressif de la préfecture de Paris et demandent à Michel Gaudin de tenir ses engagements.



La brutalité de l'évacuation d'un campement de tentes rue de la Banque dans le 2° arrondissement de Paris est d'autant plus injustifiable que la situation ne se prêtait pas à un tel engagement de la part des forces de police. Le campement n'avait en effet que pour but de dénoncer pacifiquement et temporairement la précarité des sans-logis et le manque d'action gouvernementale sur ce sujet. L'évacuation, menée à 5 heures du matin pour éviter toute exposition médiatique, constitue une atteinte au droit de réunion et à la liberté d'expression et n'était justifiée que par le besoin du gouvernement de masquer l'échec de sa politique urbaine, qui est aujourd'hui la simple continuation de celle des gouvernements précédents, alors que chaque jour de nouvelles personnes sont touchées par ce fléau, notamment des Jeunes Parisiens.



Nous demandons à Michel Gaudin, qui se présente comme un "technicien", de maintenir la neutralité idéologique qui est nécessaire à sa fonction, de mettre en application ses promesses faites auprès des associations de défense des démunis (notamment auprès de RESF) et de privilégier le dialogue vis-à-vis des mouvements sociaux.



Nous assurons de notre soutien présent et futur les membres du campement et les associations qui y étaient présentes et n'hésiterons pas à participer à une prochaine action, malgré la pression policière.



Nous dénonçons le manque d'action gouvernementale face au problème du logement et dénonçons le peu d'efforts fournis par de nombreuses communes pour atteindre le quota légal de logement sociaux, notamment l'ancienne commune de l'actuel Président de la République.



Nous demandons finalement, face à l'évidence de la crise du logement, à l'UMP et plus particulièrement à Nicolas Sarkozy de mettre fin aux menaces proférées à l'encore du Schéma Directeur de l'Ile de France, dont l'une des priorités est la création d'un nombre sans précèdent de logements sociaux et qui n'a été possible que grâce à l'ambition de la majorité régionale actuelle dont fait partie les Verts.