Les Jeunes Verts Paris Île-de-France

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Pour les développements un peu plus longs : motions, coups de gueule divers...

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mercredi, mai 21 2008

Contre le cumul

Les Jeunes Verts Paris IDF réaffirment leur opposition au cumul des mandats comme l'une de leurs luttes prioritaires afin d'assainir la démocratie française. Nous regrettons la pratique quasi-systématique du cumul par les élus droite, mais aussi par certaines personnalités de la gauche, et que le débat actuel sur la réforme des institutions ne contemple pas la suppression de ce cumul.

Naturellement, nous espérons que nos aînés, qui nous accompagnent dans cette lutte, sauront appliquer leurs propres préceptes, tant au niveau interne qu'au niveau externe.

Nous rappelons que nous appliquons au niveau interne l'absence de cumul, avec une limitation à deux mandats électifs pour tous les membres du bureau et l'impossibilité d'être à la fois secrétaire fédéral et coordinateur local. Il s'agit d'un moyen extrêmement important pour renouveler le personnel politique et éviter le développement du clientélisme.

samedi, janvier 19 2008

Appel à la Désobeissance Civile

Aujourd'hui, les députés de la majorité ont voté le projet de loi sur la récidive, dit « loi Dati », prévoyant la création de centres fermés.
 
Y sera incarcéré (car il s'agit bien de prisons et non de centres médicaux, comme le prétend le gouvernement) tout criminel étant considéré comme dangereux par une commission, et non un juge ! La peine, rétroactive, sera renouvelable par paliers d'un an. A vie.
 
Un nouveau pas vient d'être franchi, et s'il faut se garder de comparaisons malheureuses, cette inquiétante mesure n'est pas sans rappeler certains régimes peu regardants sur les droits de l'homme. Dans un premier temps prévue pour les pédophiles récidivistes, la disposition a été élargie par amendements parlementaires à tous les coupables de crimes avec circonstances aggravantes. Après l'amendement Mariani, voilà qui n'est pas rassurant.
 
Il reste un espoir, celui du Conseil Constitutionnel. Quoi que ses membres soient nommés par la famille politique de Nicolas Sarkozy depuis maintenant 13 ans, et malgré l'exemple des tests ADN, il est l'ultime rempart possible à une mesure qui ouvrirait en France la possibilité d'un emprisonnement à vie, discrétionnaire, échappant à tout contrôle judiciaire.
 
Cette loi va être adoptée dans un contexte de développement de la vidéo-surveillance et des puces RFID, de la multiplication des arrestations préventives et des prises d'empreintes digitales, d'une politique déshumanisante de chasse aux sans-papiers, de pressions sur la justice, sur les journalistes d'investigation, de mépris généralisé de la présomption d'innocence… la possibilité d'un enfermement à vie discrétionnaire n'est qu'une mesure parmi tant d'autres d'un projet de société où la victime est glorifiée, le citoyen surveillé et la peur instillée. On redécouvre Michel Foucault et le bio-pouvoir et le désarroi s'empare du « peuple de gauche » qui, en l'absence de tout leader crédible, ne sait comment prendre les armes.
 
En tant que jeunes politisés, nous sommes les premiers concernés. Nicolas Sarkozy est entrain de bâtir la société dans laquelle nous, et non nos actuels dirigeants, vivrons. Nous qui vivrons avec la peur d'une utilisation politique de cette multiplication de mesures liberticides, nous qui subirons des pressions qui se font déjà peu discrètes. La suppression programmée du CSA et de la CNIL, qui seront remplacés par des Autorités à l'indépendance et aux pouvoirs structurellement moindres, sont un avertissement qu'il ne faut pas ignorer.
 
La constitution sur laquelle s'appuie notre République ne prévoit aucun barrage autre que le Conseil Constitutionnel au développement d'un pouvoir personnel et autoritaire. S'il ne s'agit pas de soupçonner Nicolas Sarkozy d'intentions malveillantes, les réformes actuellement menées lui donnent, à lui comme à ses successeurs, les possibilités d'exercice de celui-ci. Cela est inacceptable.
 
Ce ne sont pas des menaces diffuses dont il s'agit. La multiplication des arrestations préventives de ces derniers mois témoignent d'une utilisation de plus en plus politisée de la police. Avant-hier encore, alors qu'il se rendait à une manifestation de soutien à José Bové dans sa lutte contre les OGM, notre coordinateur lillois a été arrête, conduit au poste et enfermé une journée entière sous prétexte d'une traversée hors des clous ! Ces actes, qui sont quotidiens dans la France entière, ces « violences douces » qui instillent de la peur tout en n'étant pas assez retentissantes pour attirer les médias, sont inacceptables et constituent un abus de pouvoir flagrant.
 
Solidaires de sa cause mais impuissants, nous appelons les citoyens à refuser cet exercice excessif du pouvoir et à entrer en désobéissance civile. Du fauchage des champs OGM à la défense des sans-papiers, en passant par le refus du fichage génétique et des prises d'empreinte digitales, les possibilités sont nombreuses d'entrer en opposition pacifique contre ce gouvernement. L'absence totale de crédibilité et de forces d'oppositions au sein de la gauche nous pousse aujourd'hui à penser que les meilleurs leviers pour s'opposer à ce projet de société sont les actions individuelles et le regroupement associatif.
 
La gravité des derniers événements nous ont convaincu de la pertinence et de l'importance de cet appel et les Jeunes Verts Paris IDF en assument seuls et entièrement les conséquences. Ils relaieront toutes les actions relevant de ce domaine, tant que leur caractère non-violent et non-dégradant est attesté.


11 janvier 2008

vendredi, novembre 30 2007

Communiqué de Presse sur les incidents en Ile-de-France

Les Jeunes verts Paris Île-De-France rejettent les actions de violence commises dans la banlieue parisienne tout comme l'aveuglement du gouvernement et appellent à la fin des violences physiques et verbales.

Nous appelons à la fin des violences dont les principales victimes sont des populations aux conditions de vie plus difficiles que la moyenne, à savoir les jeunes eux mêmes, les habitants, les policiers et les pompiers de zones en difficultés.

Tout en assurant de notre soutien les forces de l'ordre dont la tâche est d'autant plus délicate qu'elle a été constamment dévoyée par la droite depuis 2002, nous demandons au gouvernement de ne pas retomber dans l'erreur du poing et de la main fermée et l'appelons à ne pas se lancer dans une politique de répression violente et de stigmatisation verbale qui fait le jeu des extrêmes et accentue le danger encouru par ses représentants.

Nous exigeons que le PS tienne enfin son rôle d'opposition constructive et qu'il respecte la mobilisation des électeurs de gauche au deuxième tour des législatives. Nous l'appelons ainsi cesser de jouer le jeu de la droite en émettant des communiqués condamnant unilatéralement les violences sans faire référence à la responsabilité évidente de la politique spectacle, répressive et inefficace des gouvernements de droite depuis 2002, en banlieue notamment. (cf: communiqué de Delphine BATHO).

Nous demandons finalement que la présomption d'innocence soit respectée pour toutes les personnes interpellées à la suite de ces évènements, de la même façon qu'elle l'est pour les deux policiers mis en cause. Nous espérons ainsi que les consignes de Madame Dati, qui prône une « politique de l'exemple » dont l'inefficacité a été de nombreuses fois démontrée, ne seront pas appliquées par les Procureurs de la République.

jeudi, octobre 20 2005

Le jour où l'extrême droite a atteint 35% aux élections

Dimanche 16 octobre 2005. Au nord de la Belgique, à Anvers, deuxième ville du pays avec ses 450.000 habitants, le soleil innonde les pierres blanches de la tour de la cathédrale. Une tour immense, solitaire, dentelle de pierre, dressée vers le ciel comme le doigt de Dieu.

A ses pieds, un labyrinthe de petites rues médiévales, aux maisons de briques, poutres apparentes, lierre s'élevant à l'assaut des façades. Une ville cossue, comptant parmi les capitales mondiales de la mode et du diamant. Une ville cosmopolite aussi : le deuxième port d'Europe y draîne des milliers de marins depuis le Moyen-Âge, la seconde communauté juive hassidique (après New York) y a élu domicile, et un habitant sur 5 y est d'origine étrangère. Les gens sont souriants, accueillants, sympathiques. Ou presque.

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lundi, juin 20 2005

Lycéens, la mobilisation continue !

Petit message pour rappeler que des lycéens sont toujours mobilisés non plus contre la loi Fillon qui a été (pour l'instant) retirée, mais pour l'annulation des procets en cours et contre la repression qui les touche : chaque manifestation est très encadré par des policiers en civil et l'on peut voir au départ et à l'arrive du cortège des gendarmes mobiles (bien armés), prets à intervenir. Il arrive même (souvent) qu'il y ai des violences.

Verdict des procets de Salah et Adrien : environ 2 200 € d'amende pour les deux.

Pour prendre contact avec un lycéen jeune vert de Paris, laissez un commentaire :-P

Pour ce qui concerne le lycée Paul Valéry un blog a été mit en place (et j'espère avoir d'autres liens ;-))

samedi, novembre 27 2004

Compte rendu du Débat sur le Traité Constitutionnel Européen du 18 novembre

La construction européenne : une réussite économique et des tentatives politiques ?

Historiquement l’union européenne s’est construite sur une coopération économique : la CECA en 1951, puis la CEE en 1957. Entre-temps, il y avait eu l’échec de la Communauté européenne de Défense (CED) en 1954 et la création de l’Otan en 1949. Ensuite, l’échec du plan Fouchet, projet d’une Europe politique, montre que le développement de l’Europe ne sera pour le moment qu’économique. D’ailleurs, l’entrée du Royaume Uni, accompagné de l’Irlande et du Danemark en 1973, casse les possibilités d’une Europe plus intégrée au lieu d’une zone de libre échange. Mais les intégrations économiques successives européennes laissent maintenant une plus grande ouverture vers une Europe plus politique.

Débat sur le « Traité pour une Constitution Européenne »

La première analyse de ce texte réside dans le fait qu’il n’est pas « parfait » d’un point de vue idéologique. Il est très libéral dans la lignée de la construction européenne. Cependant, ce texte est ouvert et possède de nombreuses contradictions (bien précisé dans le texte ci joint). Il faut aussi préciser que ce traité a été construit en repartant des traités existants. Précisons que le non pourrait signifier que l’UE ne soit plus qu’une zone de libre échange. Il paraît illusoire qu’un nouveau texte soit retravaillé dans des délais raisonnables. De plus, cela signifierait de revenir au très contreversé Traité de Nice. Le oui semble alors souhaitable car des contradictions et de l’ambiguïté de ce traité découlent tout son intérêt. En effet, ce seront alors aux politiques de montrer ce qu’ils veulent pour l’influer. (Voir le texte ci joint de Sebastien Leplaideur).

 (Compte rendu de Yann)