Compte rendu détaillé de la réunion CNAJEP sur l’éducation et la formation des jeunes
27 05 2007(par nicolas)
Il y avait deux intervenants un du conseil économique et social l’autre du CNAJEP.
Chacun des intervenants a commencé par présenter son institution.
Le représentant du Comité Social et Economique Régional commence par présenter le rapport fait par le CESR sur les thèmes de l’éducation de la formation et de l’orientation.
J’ai noté quelques idées et propositions phares du rapport.
intro
La formation, l’orientation sont abordés par les jeunes à la fois avec angoisse enthousiasme.
Le déterminisme social économique et culturel joue énormément dans la poursuite des études.
Beaucoup de jeunes disent "on m’a orienté" : peu de jeunes considèrent avoir fait des choix.
Il existe un fossé entre monde du travail et celui de la formation. Les deux mondes ont une vision fausse l’une de l’autre.
On observe que pour les lycéens de l’enseignement général il n’existe plus de contact avec le monde du travail celui-ci se termine au collège.
Les filières non professionnelles sont coupées du débouché réel du diplôme.
La région PDL est l’une des régions ou le niveau de l’enseignement général est le plus bas. Le « scandale de l’illettrisme » y est également très bas avec 7%.
Le CESR fait valoir qu’il faut augmenter partout la culture générale nécessaire pour rentrer dans la vie active. Le socle commun de connaissance proposée et mis en œuvre par la droite est insuffisant en terme de connaissance.
Il faut améliorer l’acquisition de compétence transversale. Le CESR propose le rétablissement pour se faire des travaux personnels encadrés en terminal.
Réorientation
Sur les réorientations. Le représentant du conseil économique et social remarque que le vocabulaire utilisé est lourd de sens. On parle de passerelle « c’est moins qu’un pont » souligne-t-il.
Cela montre bien qu’il n’y a pas de passage facile d’une formation à une autre.
Il faut qu’il y ait des tremplins à chaque étape et pas le renvoi vers un apprentissage à 14 ans qui ne fonctionne pas les jeunes n’ayant pas de compétences suffisantes.
On remarque par ailleurs que les jeunes issu de l’enseignement professionnel ou technique sont mis en situation d’échec à l’université. Il faut des formations pour rattraper le niveau.
Par ailleurs le CESR soutient la mise en place d’école de la seconde chance pour les jeunes en grandes difficultés. IL n’en existe que très peu en PDL.
l'orientation
La famille est le premier prescripteur.
Certaines famille ont tendance à pousser les jeunes vers des choix en deça de ce qu’ils pourraient faire. Pour d’autre au contraire le travail manuel est vécu comme une déchéance le jeune doit atteindre au moins le même niveau socioprofessionnel que celui atteint par les parents.
Il faut redéfinir le travail des conseillers d’orientation psychologue en le recentrant sur l’information. C’est au professeur de faire plus du conseil à l’orientation. Ils doivent être formés pour cela. Il faut prévoir au moins un stage en entreprise dans cette formation.
A l’inverse on peut imaginer que des enseignants jouent un rôle dans l’entreprise le représentant du conseil économique et social régional cite l’exemple du professeur de français chargé de refaire toute la communication interne et externe d’une entreprise.
Aujourd’hui la principale orientation se fait en troisième. On ne peut plus revenir en arrière par exemple intégrer une formation générale après une formation professionnelle.
Il faut « infuser » les informations plus tôt et faire un choix beaucoup plus tard.
L’université doit mener un travail sur le devenir de ses étudiants après diplôme un peu comme ce que font les grandes écoles.
Il faut « révolutionner l’orientation »
Proposition de la création de « maison de l’orientation » regroupant les services du CRIJ du CIO .Ces maisons de l’orientation ne doivent pas être ouverte qu’aux jeunes.
Pour donner toute l’efficacité au système c’est au niveau régional qu’il faut que cela soit mis en place sous la réserve d’un mode de rétablissement de l’égalité entre région.
L’animateur du débat reprend la parole il constate que beaucoup des propositions ressemble à celle faite par divers organisme représentatif de la jeunesse comme le conseil national de la jeunesse. Il interroge les politiques de la salle sur leur difficulté a se saisir des propositions émise, sur le comment le politique réforme.
Il constate également que les jeunes sont globalement traités plus comme un problème à résoudre que comme une chance.
Il cite un rapport le rapport Charvet sur l’éducation qui parle d’inopérance des politiques de jeunesse. En 1975 25 % des jeunes étaient accompagné par des politiques publiques. En 2006 ce taux s’élève à 75 %.
Il passe la parole au représentant du CNAJEP qui présente son institution et l’opération Politiquement jeune.
Intervenant dans la salle
La parole est donnée à la salle un intervenant de l’ANPE revient sur ce qu’il appelle les rapport travail école.
Au préalable il remarque que pour lui le vrai problème est celui de la création d’un statut d’étudiant incluant une rémunération.
Il fait le parallèle ensuite entre la France et d’autre pays d’Europe comme l’Espagne et l’Italie qui ont comblé leur manque de main d’œuvre peu qualifiée par l’apport d’une main d’œuvre immigrée. Les diplômés se voient réservés des emplois qualifiés.
Il revient à la situation en France. Il remarque que les personnes qui ont suivi une formation générale et qui viennent ensuite vers des formations professionnelles ont des revendications de travail très élevées. La volonté de faire venir des généraux vers le professionnel a des limites selon lui.
Il revient sur le concept de régionalisation.. Il y’a un lien entre territoire et économie. Il cite l’exemple des pôles de compétitivité. Le risque c’est de lier trop école et entreprise. Les formations seront trop liées selon l’intervenant au schéma économique. L’école doit aussi former des citoyens. D’autre part ceux qui ont des envies de formations différentes seront condamnés à s’éloigner de leur région d’origine.
Le représentant du CESR répond à cette remarque « les idées ont la vie dure » commence-t-il dans le rapport du CESR on parle de rapport entre le monde du travail et celui de la formation pas du rapport école entreprise.
D’autre part, il est important de donner des perspectives de débouchés à l’étudiant pour lui permettre de faire des choix.
Aujourd’hui nous sommes à l’ère de l’orientation supermarché regrette-t-il. Les propositions du rapport du CESR visent à permettre aux jeunes de faire plus de choix même si ceux-ci apparaissent contradictoires. Redonner du sens à ce que j’apprends
L’idée n’est pas de condamner les jeunes à agir dans une perspective économique..
Le conseil a le soucis de l’équilibre entre envie de faire des études et réalisme.
La Parole est donnée aux responsables politiques :
Mesnard PS
La difficulté de la politique jeunesse est qu’elle est menée par les autres.
La jeunesse est surtout conçu comme un problème.
M rappelle que S Royal défendait l’allocation d’autonomie.
Remarque sur la présence des jeunes dans les organisations comme le Crij dont il a été longtemps administrateur. Les jeunes ne sont pas ou peu au CA du Crij..
(La directrice actuelle du CRIJ prend la parole et répond qu’il y’a des jeunes maintenant au Ca cependant il y’a un problème de représentativité un jeune représente-t-il l’ensemble des jeunes ?
Est-ce que ces postes sont vraiment ce dont les jeunes ont envie ?
Intervenante de l’udf mme laurain ?
Prof à l’IUT de Nantes considère que la professionnalisation dont parle le conseil existe déjà notamment aux IUT.
Réponse de l’intervenant CESR il faut voir le pb dans sa globalité.
Par ailleurs certes il existe des licences professionnelles mais elles sont trop peu et concernent peu de monde.
Intervenante des vertes C Choquet
On reste trop dans un système élitiste et figé ou les formations manuelles sont vécues comme des vois de garage.
Elle rebondit sur le lycée expérimental de St NAZ . Ca fait 25 ans qu’il est expérimental
Il faut que plus de ces initiatives soient rendues possibles. Le système est trop figé.
Il y’a un réel pb de la formation tout au long de la vie , de son financement. Certaines de ces formations ne sont payées que la dernière année pour être sur qu’elle soient faite entièrement.
Les formes d’emploi n’ont pas évolué. Il y’a d’autres sources de travail qui ne sont pas assez exploitées.
Il y’a peu d’engagement des jeunes en politique . Pour autant les jeunes s’engagent différemment.
Les politiques savent-ils leur faire une place ?
Sur l’inégalité dans la formation il y’a des réponses à apporter. Il faut voir à qui il faut les apporter.
Il y’a un vrai problème des filles dans l’enseignement scientifique par exemple.
On parle de remonter le niveau de culture générale ? Mais de quelle culture s’agit-il ? Il y’a des cultures souligne -t- elle.
Les jeunes sont inquiets ?Leur orientation suscite de l’inquiétude. Ils ne sont pas inquiets qu’à cause de cela. Il s’inquiète également de savoir s’il vont trouver un compagnon par exemple…
Il peut y avoir de la bonne inquiétude qui soit motrice pour avancer.
Intervenante du PCF
Jeune candidate 26ans (et toutes ses dents lol) au Législative sur la 10ème=> fait remarquer qu’il y’a des jeunes en politique.
La formation doit-être aussi celle de la personnalité et pas seulement celle de la connaissance.
Il faut s’intégrer au monde du travail=>propose des cours de communication plus d’instruction civique.
Insiste sur la sécurité de l’emploi et de la formation=> plus un seul emploi dans une vie.
Intervention de Mme Bureau organisatrice de la réu et par ailleurs responsable de formation.
Il faut former la personnalité permettre l’acquisition de compétence sociales
Cela ne s’apprend nulle part sauf dans le milieu familial ou associatif.
On sait qu’en matière de recrutement ce qui peut faire la différences ce sont les petites phrases en fin de CV dans la catégorie divers.
Les personnes ayant un BAFA sont parmi les premières à être prises . Ce diplôme laisse à penser que la personne a acquis des compétences parce qu’elle s’est occupée de personne.
L’intervenant du CNAJEP conclu la soirée en insistant sur la conception de Service Public de l’Education dépassant largement la seule Formation Initiale.
Je laisse filer la fin les 3 dernières minutes…