Pas de vacances pour les sans-papiers
8 08 2007Le mercredi 1er août à Lille, la police a procédé à l'arrestation des 56 sans-papiers grévistes de la faim et de leurs soutiens. 160 personnes mises dans des fourgons. Le préfet du Nord juge que les limites sont atteintes. Les sans-papiers aussi, qui dénoncent le non respect des accords de 2004 et le délai d'attente entre l'annonce de la régularisation et la remise effective des papiers. Ce délai fait durer d'autant la précarité de la vie de ces personnes, obligées de se cacher, d'accepter des emplois non déclarés, etc.
L'annonce de Brice Hortefeux de renvoyer 25 000 sans-papiers dans leur pays d'origine a comme conséquence de créer un climat de peur chez les sans-papiers, peur de se faire arrêter à tout moment, impossibilité de travailler et par conséquent de nourrir sa famille, peur d'envoyer ses enfants à l'école. Les faux espoirs donnés aux sans-papiers pendant l'année 2006 n'ont fait qu'augmenter ce climat de peur. Les sans-papiers ont remplis des dossiers, ont fait la queue pendant des heures devant les préfectures et malheureusement certains sans-papiers qui cependant remplissaient les conditions nécessaires n'ont pas été régularisés. Maintenant, ces sans-papiers vivent quotidiennement dans la crainte de se faire arrêter car les autorités connaissent alors toutes leurs coordonnées. Aujourd'hui, face à la présence de 200 000 à 300 000 clandestins en France, nous demandons la régularisation de tous les sans-papiers.
Nous demandons un traîtement humain pour des victimes des systèmes économiques et politiques que la France soutient. La criminalisation des personnes ayant risqué leur vie pour venir en France et qui risquent l'expulsion quotidiennement est une politique à court terme ne tenant pas compte de nombreux problèmes globaux, tels que, par exemple, les dérégulations climatiques engendrées par le rythme de consommation effréné de nos régions.
Nous demandons la régularisation des grevistes de la faim ainsi que des 12% qui aurait du etre régularisé dans le cadre des accords depuis 2004. Il est inadmissible que le préfet revienne sur cet accord. le CSP59 a tout notre soutien dans son combat pour la fin du calvaire de ces sans-papiers.
Nous demandons la régularisation de tous les sans papiers, une libre circulation des personnes et un accueil digne de ce nom pour toute personne souhaitant s'établir en France.
Vous dites je cite :"Aujourd'hui, face à la présence de 200 000 à 300 000 clandestins en France, nous demandons la régularisation de tous les sans-papiers" C'est a dire bien sur leur assurer un logement et un Boulot car pas mal d'entre eux sont Dehors .. Je suis desolé mais je ne suis pas d'accord avec votre point de vue D'abord il faudrait s'occuper des citoyens FRANCAIS qui sont en situation précaire !!
Je ne suis pas sarkozyste ou autres (je suis lycéenne et j'ai 18 ans )mais aussi tous les clandestins si vous regulariser leur situation ne vont il pas Tous venir en france ...En faisant comme vous dites c'est faire de la france un Sangatte ou un Lampedusa geant non ?
tu sais Flebo, on peut avoir 18 ans au lycée et être sarkozyste ;-p
personnellement, je ne considère pas qu'un français vaut mieux qu'un malien (et réciproquement). ce n'est pas la nationalité qui fait le mérite..
ensuite, personne ne dit qu'il faut déshabiller l'un pour habiller l'autre. ce n'est pas parce que les étrangers arrivent en France qu'ils prennent les "emplois des français" par exemple. des économistes du travail sérieux ont montré - chiffres à l'appui - que l'arrivée massive d'immigrés n'était pas un problème pour l'emploi des autochtones. que c'est bien davantage les institutions et les règles qui créent du chômage et de la précarité.
et puis il faut relativiser quand même. 300 000 personnes à régulariser (dont une grande partie travaille pour moins que le smic et aucune couverture maladie) sur des dizaines de millions d'actifs.. on est loin du ras de marée :-)
enfin, il faut voir plus loin. nos modes de consommation et de production participent au dérèglement climatique et à la raréfaction des ressources naturelles. ce bouleversement conduira nécessairement des millions de personnes dans le monde à migrer pour trouver des conditions de vie correctes, fuir les conflits armés. on ne peut pas dire qu'on est solidaire et dire aux réfugiés climatiques qu'ils peuvent bien mourir au Tchad ou au Cameroun..